Titre original Dvadsiat dnei bez vojny Scénario Constantin Simonov
Image Valery Fedossov
Son T. Silaev
Décors Evgueni Goukov
Montage E. Makhankhova
Production Studio Lenfilm
Interprétation
Écrivain renommé et correspondant de guerre, Vassili Lopatine obtient de passer « vingt jours sans guerre ». Il arrive de Stalingrad à Tachkent où nombre de Moscovites et de Russes se sont repliés devant la percée allemande. Dans le train qui le débarque dans la capitale ouzbek, il remarque une femme qui ne parvient pas à réprimer ses sanglots. Vassili va revoir cette femme, Anna Nikolaevna, dont le père est à l’agonie et dont le mari l’a laissée avec leur enfant. Dans le studio de cinéma où il pénètre, Vassili découvre que les cinéastes, réfugiés de Moscou, réécrivent à leur façon la guerre ; il sent bien que la guerre, c’est autre chose, dont les mots ne pourront jamais rendre compte. Mais, par leur façon de filmer, les cinéastes soutiennent le moral des combattants et de l’arrière. Anna Nikolaevna travaille comme costumière dans un théâtre — également replié — de Moscou. Lopatine et elle apprennent à se connaître et, avant qu’il ne reparte pour le front, Anna Nikolaevna s’offre un soir à lui : ensemble, ils oublient la guerre, son horreur quotidienne. Ils ne savent pas s’ils vont se revoir un jour — la guerre les aura peut-être balayés —, mais ils se seront du moins aimés comme si cet amour avait été celui d’une existence entière — et pourtant il n’aura duré que trois jours.
Lorsqu'on découvre les films d'Alekseï Guerman, on est saisi par le frémissement de la vie et l'accent de la vérité. Certes, on a éprouvé une semblable impression, il y a déjà bien longtemps, devant les premiers films de Tarkovski (L'Enfance d'Ivan),...
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Vingt jours sans guerre
Alekseï Guerman
URSS — 35mm — noir et blanc — 1h40 — 1976
Youri Nikouline, Liudmilla Gourtchenko, Alekseï Petrenko
Écrivain renommé et correspondant de guerre, Vassili Lopatine obtient de passer « vingt jours sans guerre ». Il arrive de Stalingrad à Tachkent où nombre de Moscovites et de Russes se sont repliés devant la percée allemande. Dans le train qui le débarque dans la capitale ouzbek, il remarque une femme qui ne parvient pas à réprimer ses sanglots. Vassili va revoir cette femme, Anna Nikolaevna, dont le père est à l’agonie et dont le mari l’a laissée avec leur enfant. Dans le studio de cinéma où il pénètre, Vassili découvre que les cinéastes, réfugiés de Moscou, réécrivent à leur façon la guerre ; il sent bien que la guerre, c’est autre chose, dont les mots ne pourront jamais rendre compte. Mais, par leur façon de filmer, les cinéastes soutiennent le moral des combattants et de l’arrière. Anna Nikolaevna travaille comme costumière dans un théâtre — également replié — de Moscou. Lopatine et elle apprennent à se connaître et, avant qu’il ne reparte pour le front, Anna Nikolaevna s’offre un soir à lui : ensemble, ils oublient la guerre, son horreur quotidienne. Ils ne savent pas s’ils vont se revoir un jour — la guerre les aura peut-être balayés —, mais ils se seront du moins aimés comme si cet amour avait été celui d’une existence entière — et pourtant il n’aura duré que trois jours.
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Textes
Marcel Martin — 1986
Alekseï Guerman
Lorsqu'on découvre les films d'Alekseï Guerman, on est saisi par le frémissement de la vie et l'accent de la vérité. Certes, on a éprouvé une semblable impression, il y a déjà bien longtemps, devant les premiers films de Tarkovski (L'Enfance d'Ivan),...
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