Scénario Pablo Larraín, Alfredo Castro, Mateo Iribarren
Image Sergio Armstrong
Montage Andrea Chignoli
Son Miguel Hormazábal
Production Fabula, Prodigital
Source Sophie Dulac Distribution
Interprétation
Santiago, printemps 1978. Raúl Peralta, 50 ans, est fasciné par Tony Manero, le personnage de John Travolta dans le film La Fièvre du samedi soir. Quand il apprend que la télévision organise un concours du meilleur sosie de son idole, sa passion va vite tourner à l’obsession…
« Raúl-Tony, tour à tour léthargique et prédateur, incarnerait la conformation infernale du Chili de Pinochet, rassemblant dans son corps le peuple qui dort et la police qui tue, la torpeur et le crime. Le film échappe au dessèchement nihiliste et reste en vie grâce à la tachycardie du montage et surtout à un acteur principal, Alfredo Castro, magistral en sinistre émissaire de la Fièvre refroidie. Á la fois inerte et avide, Raúl est le Nosferatu du disco. En guise de lune, une boule à facettes – à l’image d’un monde où les fantasmes sont finalement toujours d’occasion, scintillant de case en case, passant de main sale en main sale. »
Cette année seront simultanément commémorés les quarante ans du coup d’État militaire mené par le général Augusto Pinochet le 11 septembre 1973 contre le gouvernement de Salvador Allende et les vingt-cinq ans du référendum, organisé le 5 octobre 1988...
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Tony Manero
Pablo Larraín
Chili/Brésil — fiction — 2009 — 1h38 — 35mm — couleur — vostf
Alfredo Castro, Amparo Noguera, Héctor Morales, Paola Lattus, Elsa Poblete, Nicolás Mosso, Enrique Maluenda
Santiago, printemps 1978. Raúl Peralta, 50 ans, est fasciné par Tony Manero, le personnage de John Travolta dans le film La Fièvre du samedi soir. Quand il apprend que la télévision organise un concours du meilleur sosie de son idole, sa passion va vite tourner à l’obsession…
« Raúl-Tony, tour à tour léthargique et prédateur, incarnerait la conformation infernale du Chili de Pinochet, rassemblant dans son corps le peuple qui dort et la police qui tue, la torpeur et le crime. Le film échappe au dessèchement nihiliste et reste en vie grâce à la tachycardie du montage et surtout à un acteur principal, Alfredo Castro, magistral en sinistre émissaire de la Fièvre refroidie. Á la fois inerte et avide, Raúl est le Nosferatu du disco. En guise de lune, une boule à facettes – à l’image d’un monde où les fantasmes sont finalement toujours d’occasion, scintillant de case en case, passant de main sale en main sale. »
Hervé Aubron, Cahiers du cinéma, février 2009
Dans nos archives...
Textes
Nicolas Azalbert (critiques aux Cahiers du cinéma) — 2013
La liberté pour quoi faire ? Perspectives du "tout nouveau cinéma chilien"
Cette année seront simultanément commémorés les quarante ans du coup d’État militaire mené par le général Augusto Pinochet le 11 septembre 1973 contre le gouvernement de Salvador Allende et les vingt-cinq ans du référendum, organisé le 5 octobre 1988...
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