Titre original The Time That Remains Scénario Elia Suleiman
Image Marc-André Batigne
Montage Véronique Lange
Production The Film, Nazira Films
Source Le Pacte
Interprétation
Elia Suleiman s’inspire des carnets de son père, des lettres de sa mère et de ses propres souvenirs pour évoquer les épisodes marquants de la vie de sa famille. Le film dresse ainsi le portrait de la vie quotidienne de ces Palestiniens qui sont restés sur leur terre natale et ont été étiquetés « arabes-israéliens », vivant comme une minorité dans leur propre pays.
« Le film évoque la tragédie palestinienne à travers la chronique intime du clan Suleiman. La performance est là : signer un film drôle et facétieux sur un fond de tristesse infinie. Elia Suleiman est parti s’installer, à l’âge de 21 ans, à New York, dans le malaise de l’exil. Il s’est inventé un personnage de clown dépressif depuis son deuxième court métrage, Hommage par assassinat, en 1991. Ce désarroi, inscrit dès le prologue du Temps qu’il reste, est son électrocardiogramme de nomade depuis qu’il ne cesse de revenir sur les lieux de son enfance, lorsqu’il n’est pas à Paris ou au Liban. Le Temps qu’il reste cultive une forme d’insurrection par l’esprit, entendez cette façon d’avoir de l’humour avec mauvaise humeur. »
Lors de la dernière édition du festival de Cannes, à Elia Suleiman s’exaspérant de devoir encore et encore parler de la Palestine, au lieu de parler de cinéma, une journaliste sûre de son fait rétorquait que l’on attendrait tout autant d’un réalisateur...
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. En navigant sur le site, vous acceptez ces conditions d'utilisation.
Le Temps qu’il reste
Elia Suleiman
France/Palestine — fiction — 2009 — 1h45 — couleur — vostf
Elia Suleiman, Saleh Bakri, Samar Oudha Tanus, Shafika Bajjali, Tarek Qubti, Zuhair Abu Hanna, Ayman Espanioli
Elia Suleiman s’inspire des carnets de son père, des lettres de sa mère et de ses propres souvenirs pour évoquer les épisodes marquants de la vie de sa famille. Le film dresse ainsi le portrait de la vie quotidienne de ces Palestiniens qui sont restés sur leur terre natale et ont été étiquetés « arabes-israéliens », vivant comme une minorité dans leur propre pays.
« Le film évoque la tragédie palestinienne à travers la chronique intime du clan Suleiman. La performance est là : signer un film drôle et facétieux sur un fond de tristesse infinie. Elia Suleiman est parti s’installer, à l’âge de 21 ans, à New York, dans le malaise de l’exil. Il s’est inventé un personnage de clown dépressif depuis son deuxième court métrage, Hommage par assassinat, en 1991. Ce désarroi, inscrit dès le prologue du Temps qu’il reste, est son électrocardiogramme de nomade depuis qu’il ne cesse de revenir sur les lieux de son enfance, lorsqu’il n’est pas à Paris ou au Liban. Le Temps qu’il reste cultive une forme d’insurrection par l’esprit, entendez cette façon d’avoir de l’humour avec mauvaise humeur. »
Jean-Luc Douin, Le Monde, 11 août 2009
Dans nos archives...
Textes
Massoumeh Lahidji — 2019
Comment peut-on être Palestinien ? Elia Suleiman, cinéaste universel
Lors de la dernière édition du festival de Cannes, à Elia Suleiman s’exaspérant de devoir encore et encore parler de la Palestine, au lieu de parler de cinéma, une journaliste sûre de son fait rétorquait que l’on attendrait tout autant d’un réalisateur...
Lire la suite