Scénario Jacques Natanson, Max Ophuls, d’après la pièce d’Arthur Schnitzler Der ReigenImage Christian Matras
Son Pierre Calvet
Musique Oscar Straus, Louis Ducreux
Montage Léonide Azar
Production Sacha Gordine
Interprétation
Anton Walbrook, Simone Signoret, Serge Reggiani, Simone Simon, Jean Clarieux, Daniel Gélin, Robert Vattier, Danielle Darrieux, Odette Joyeux, Jean-Louis Barrault, Isa Miranda, Gérard Philipe
Vienne 1900. Un décor de rêve. Apparaît un meneur de jeu, en frac et haut-de-forme, qui va faire tourner sous nos yeux le carrousel de la ronde des amours. Femmes honnêtes, grisettes tendres, aristocrates ou simples soldats, tous la danseront d’un même pas. Voici une belle de nuit qui accoste un militaire au coin d’une rue. Leur étreinte est brève ; le soldat n’a qu’une hâte, c’est d’aller le samedi flirter au Prater avec une soubrette. Celle-ci accorde ses faveurs, en semaine, au fils de la maison, qui en est à sa toute première expérience. Ce pas délicat franchi lui permet de réaliser son rêve : séduire une femme du monde qui, après beaucoup d’hésitations et de dérobades, s’abandonne à ses transports. Ce qui n’ira pas sans fausse note, car la nature est capricieuse. Pas un mot au mari, bien sûr ! Ce dernier s’est d’ailleurs amouraché d’une grisette, qui subit sans trop se faire prier ses derniers outrages. Après quoi elle s’en va retrouver un poète, lequel lui préfère, tout bien pesé, une comédienne de haut vol, elle-même davantage sensible aux prestiges de l’uniforme d’un galant officier. Qui, après un dîner bien arrosé, échouera dans les bras accueillants de la belle de nuit. C’est ainsi que finit la ronde. Et le meneur de jeu de conclure philosophiquement : c’est l’histoire de tout le monde.
Ouvrons l'Histoire du Cinéma de Georges Sadoul, qu'y lisons-nous concernant Max Ophuls ? Qu'il restera toujours marqué par une certaine « surcharge baroque », héritée de l'expressionnisme ; que sa sensibilité s'est exprimée dans des films « fort inégaux...
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La Ronde
Max Ophuls
35mm — noir et blanc — 1h37 — 1950
Anton Walbrook, Simone Signoret, Serge Reggiani, Simone Simon, Jean Clarieux, Daniel Gélin, Robert Vattier, Danielle Darrieux, Odette Joyeux, Jean-Louis Barrault, Isa Miranda, Gérard Philipe
Vienne 1900. Un décor de rêve. Apparaît un meneur de jeu, en frac et haut-de-forme, qui va faire tourner sous nos yeux le carrousel de la ronde des amours. Femmes honnêtes, grisettes tendres, aristocrates ou simples soldats, tous la danseront d’un même pas. Voici une belle de nuit qui accoste un militaire au coin d’une rue. Leur étreinte est brève ; le soldat n’a qu’une hâte, c’est d’aller le samedi flirter au Prater avec une soubrette. Celle-ci accorde ses faveurs, en semaine, au fils de la maison, qui en est à sa toute première expérience. Ce pas délicat franchi lui permet de réaliser son rêve : séduire une femme du monde qui, après beaucoup d’hésitations et de dérobades, s’abandonne à ses transports. Ce qui n’ira pas sans fausse note, car la nature est capricieuse. Pas un mot au mari, bien sûr ! Ce dernier s’est d’ailleurs amouraché d’une grisette, qui subit sans trop se faire prier ses derniers outrages. Après quoi elle s’en va retrouver un poète, lequel lui préfère, tout bien pesé, une comédienne de haut vol, elle-même davantage sensible aux prestiges de l’uniforme d’un galant officier. Qui, après un dîner bien arrosé, échouera dans les bras accueillants de la belle de nuit. C’est ainsi que finit la ronde. Et le meneur de jeu de conclure philosophiquement : c’est l’histoire de tout le monde.
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Textes
1986
Max mon amour
Ouvrons l'Histoire du Cinéma de Georges Sadoul, qu'y lisons-nous concernant Max Ophuls ? Qu'il restera toujours marqué par une certaine « surcharge baroque », héritée de l'expressionnisme ; que sa sensibilité s'est exprimée dans des films « fort inégaux...
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