Dans un quartier pauvre de Téhéran, un père séquestre depuis leur naissance ses deux petites filles, des jumelles de douze ans. Il espère ainsi les protéger du monde extérieur, selon lui foncièrement mauvais. Des voisins, scandalisés, le dénoncent dans une pétition au bureau d’aide sociale. Une assistante sociale est alors chargée d’enquêter…
« La Pomme est une magnifique fable sur la liberté. Ce film radicalement féministe baigne dans un climat d’humanité qui chavire le cœur. Le regard de Samira Makhmalbaf est celui d’une femme qui veut comprendre, pas celui d’une accusatrice. À la fin du film elle sait qu’elle n’a toujours pas compris pourquoi le supplice de deux fillettes a pu être possible. La Pomme lance aux hommes iraniens des choses très fortes. Très claires. Cessez, dit le film, de vouloir nous “protéger” de nous-mêmes et du “soleil” de la vie. Rassurez-vous, nous ne nous fanerons pas. »
Gilles Anquetil, Le Nouvel Observateur, 14 mai 1998
Dès le début de l'histoire du cinéma iranien (1900), la problématique de la présence des femmes existe. Dans cette société traditionnelle islamique, les salles de cinéma, dont la première ouvrit en novembre 1903 à Téhéran, étaient exclusivement réservées...
Des frères Lumière aux frères Coen, en passant par les Taviani, les Quay, les Wachowski, les Larrieu, les Farrelly, ou les Dardenne, l’histoire du cinéma, art collectif par excellence, nous a familiarisés, depuis l’origine, avec les fratries de réalisateurs....
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. En navigant sur le site, vous acceptez ces conditions d'utilisation.
La Pomme
Samira Makhmalbaf
Iran/France — fiction — 1997 — 1h26 — couleur — vostf
Massoumeh Naderi, Zahra Naderi, Ghorbanali Naderi, Azizeh Mohammadi, Zahra Saghari Saz, Sara Saghari Saz, Amirali Khosrojerdi, Amirhossein Khosrojerdi
Dans un quartier pauvre de Téhéran, un père séquestre depuis leur naissance ses deux petites filles, des jumelles de douze ans. Il espère ainsi les protéger du monde extérieur, selon lui foncièrement mauvais. Des voisins, scandalisés, le dénoncent dans une pétition au bureau d’aide sociale. Une assistante sociale est alors chargée d’enquêter…
« La Pomme est une magnifique fable sur la liberté. Ce film radicalement féministe baigne dans un climat d’humanité qui chavire le cœur. Le regard de Samira Makhmalbaf est celui d’une femme qui veut comprendre, pas celui d’une accusatrice. À la fin du film elle sait qu’elle n’a toujours pas compris pourquoi le supplice de deux fillettes a pu être possible. La Pomme lance aux hommes iraniens des choses très fortes. Très claires. Cessez, dit le film, de vouloir nous “protéger” de nous-mêmes et du “soleil” de la vie. Rassurez-vous, nous ne nous fanerons pas. »
Gilles Anquetil, Le Nouvel Observateur, 14 mai 1998
Dans nos archives...
Audios
Rencontre avec Rakhshan Bani-Emetad et Niki Karimi
Rencontre avec Rakhshan Bani-Emetad et Niki Karimi, cinéastes iraniennes
— Vendredi 06.07.2007
Textes
Mamad Haghighat — 2007
Iran : les femmes à la caméra
Dès le début de l'histoire du cinéma iranien (1900), la problématique de la présence des femmes existe. Dans cette société traditionnelle islamique, les salles de cinéma, dont la première ouvrit en novembre 1903 à Téhéran, étaient exclusivement réservées...
Lire la suite
Stéphane Goudet (Maître de conférences à Paris 1) — 2015
Makhmalbaf : La Famille Cinéma
Des frères Lumière aux frères Coen, en passant par les Taviani, les Quay, les Wachowski, les Larrieu, les Farrelly, ou les Dardenne, l’histoire du cinéma, art collectif par excellence, nous a familiarisés, depuis l’origine, avec les fratries de réalisateurs....
Lire la suite