Scénario Arnaldo Jabôr
Image Afonso Beato
Musique Guilherme Magalhâes Vaz
Décors Luiz Carlos Ripper
Montage Joâo Ramiro Mello
Production Arnaldo Jabôr, Kamera Filmes, Cia Cinematografica Vera Cruz
Source Embra Filme
Interprétation
Mauricio do Valle, Itala Nandi, Jesus Pingo, Hugo Carvana, Jose de Freitas, Wilson Grey, Vicinius Salvatore, Tep Kahok, Maria Regina, Manuel do Caveira
Au XVIe siècle, les Portugais ont envahi les territoires libres et sauvages du Pindorama (mot indigène signifiant les « Hauts Arbres » et désignant le Brésil). Sebastiào, ancien gouverneur, applique « la loi civilisatrice » durement. Il croit en sa mission. Destitué de ses fonctions, puis rappelé au pouvoir par un émissaire du roi, il retrouve sa ville presque en ruine, livrée à un gouverneur habile, coquin, épicurien. Ce dernier fait sa fortune, et à la différence de Sebastiào, laisse une relative liberté aux indigènes. Son adresse triompherait aisément de la naïve rudesse de Sebastiào. Ce gouverneur cynique trouve en face de lui un poète anarchiste, Gregorio, qui va semer la révolte dans le village d’anciens esclaves noirs. Sebastiào réprime cette révolte. C’est un massacre. La lutte ne profite qu’aux politiciens. Grégorio est tué mais reste le symbole de cette lutte sans fin contre l’oppression. « Pindorama me satisfait vraiment car je crois avoir suivi la ligne que je m’étais fixée : faire une peinture fabuleuse et semi-allégorique de toute la réalité de notre conscience de nation. » (A. Jabôr)
On ne rigolait pas beaucoup du temps du Cinema Novo. Côté cinéma, on vomissait la « chanchada » (comédie bouff one) et son règne sans partage sur les écrans nationaux. Côté politique, on tenait à ne pas être confondu avec la gauche de bistrot (la « esquerda...
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Pindorama
Arnaldo Jabôr
35mm — couleurs — 1h40 — 1970
Mauricio do Valle, Itala Nandi, Jesus Pingo, Hugo Carvana, Jose de Freitas, Wilson Grey, Vicinius Salvatore, Tep Kahok, Maria Regina, Manuel do Caveira
Au XVIe siècle, les Portugais ont envahi les territoires libres et sauvages du Pindorama (mot indigène signifiant les « Hauts Arbres » et désignant le Brésil). Sebastiào, ancien gouverneur, applique « la loi civilisatrice » durement. Il croit en sa mission. Destitué de ses fonctions, puis rappelé au pouvoir par un émissaire du roi, il retrouve sa ville presque en ruine, livrée à un gouverneur habile, coquin, épicurien. Ce dernier fait sa fortune, et à la différence de Sebastiào, laisse une relative liberté aux indigènes. Son adresse triompherait aisément de la naïve rudesse de Sebastiào. Ce gouverneur cynique trouve en face de lui un poète anarchiste, Gregorio, qui va semer la révolte dans le village d’anciens esclaves noirs. Sebastiào réprime cette révolte. C’est un massacre. La lutte ne profite qu’aux politiciens. Grégorio est tué mais reste le symbole de cette lutte sans fin contre l’oppression. « Pindorama me satisfait vraiment car je crois avoir suivi la ligne que je m’étais fixée : faire une peinture fabuleuse et semi-allégorique de toute la réalité de notre conscience de nation. » (A. Jabôr)
Présenté à Cannes 1971
Dans nos archives...
Textes
Paulo Antonio Paranagua — 1982
La petite bourgeoisie mise à nu par les petits bourgeois eux-mêmes (six tableaux et demi d'Arnaldo Jabôr)
On ne rigolait pas beaucoup du temps du Cinema Novo. Côté cinéma, on vomissait la « chanchada » (comédie bouff one) et son règne sans partage sur les écrans nationaux. Côté politique, on tenait à ne pas être confondu avec la gauche de bistrot (la « esquerda...
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