États-Unis — 1950 — 1h15 — fiction — noir et blanc — vostf
scénario Ida Lupino, Collier Young, Malvin Wald
image Archie Stout
son John L. Cass, Clem Portman
musique Paul Sawtell
montage Harvey Manger
production The Filmakers
source Théâtre du Temple
interprétation Mala Powers, Tod Andrews, Robert Clarke, Raymond Bond, Lillian Hamilton, Rita Lupino
La vie d’Ann Walton bascule le jour où elle est violée sur le chemin de son travail. Traumatisée, la jeune femme se réfugie dans un petit village où elle est recueillie et aidée par un pasteur.
« Outrage est une œuvre profondément poignante, sans jamais que le drame ne semble forcé, artificiel. Cette retenue dans les effets ne signifie pas une mise en scène simpliste : Lupino, tout au contraire, maîtrise merveilleusement le cadre, l’espace. Ainsi, c’est contre une barrière que l’héroïne est violée et la réalisatrice ne va cesser de placer des éléments renvoyant à cet objet partout dans les cadres, glissant par le biais de l’image combien le drame vécu par Anne est profondément ancré en elle et conditionne son regard sur le monde. Mala Powers, une inconnue du cinéma hollywoodien tout juste âgée de dix-sept ans (âge auquel Lupino elle-même a commencé sa carrière en tant qu’actrice), se révèle bouleversante, évitant tous les clichés que son rôle pouvait appeler. […] Outrage est un film éblouissant de maîtrise. Pour sa troisième réalisation, Lupino atteint la sérénité des grands maîtres, fait preuve d’une maturité tout bonnement sidérante. »
C'est seulement au milieu des années quatre-vingt-dix, à sa mort1, qu'un consensus semble se former autour d'Ida Lupino. Annette Kuhn dans Queen of the B's : Ida Lupino Behind the Camera (publié en 1995) décline en une impressionnante note les articles...
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Outrage
Ida Lupino
États-Unis — 1950 — 1h15 — fiction — noir et blanc — vostf
La vie d’Ann Walton bascule le jour où elle est violée sur le chemin de son travail. Traumatisée, la jeune femme se réfugie dans un petit village où elle est recueillie et aidée par un pasteur.
« Outrage est une œuvre profondément poignante, sans jamais que le drame ne semble forcé, artificiel. Cette retenue dans les effets ne signifie pas une mise en scène simpliste : Lupino, tout au contraire, maîtrise merveilleusement le cadre, l’espace. Ainsi, c’est contre une barrière que l’héroïne est violée et la réalisatrice ne va cesser de placer des éléments renvoyant à cet objet partout dans les cadres, glissant par le biais de l’image combien le drame vécu par Anne est profondément ancré en elle et conditionne son regard sur le monde. Mala Powers, une inconnue du cinéma hollywoodien tout juste âgée de dix-sept ans (âge auquel Lupino elle-même a commencé sa carrière en tant qu’actrice), se révèle bouleversante, évitant tous les clichés que son rôle pouvait appeler. […] Outrage est un film éblouissant de maîtrise. Pour sa troisième réalisation, Lupino atteint la sérénité des grands maîtres, fait preuve d’une maturité tout bonnement sidérante. »
dvdclassik.com, janvier 2013
Dans nos archives...
Textes
Yola Le Caïnec (Université Rennes 2) — 2020
À propos de Dortoir des anges : Ida Lupino et ses anges, pour un cinéma du care
C'est seulement au milieu des années quatre-vingt-dix, à sa mort1, qu'un consensus semble se former autour d'Ida Lupino. Annette Kuhn dans Queen of the B's : Ida Lupino Behind the Camera (publié en 1995) décline en une impressionnante note les articles...
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