Titre original Das Schlangenei Scénario Ingmar Bergman
Image Sven Nykvist
Musique Rolf A. Wilhelm
Montage Jutta Hering, Patra von Oelffen
Production Rialto Film Preben Philipsen & Co
Source Mary-X Distribution
Interprétation
Liv Ullmann, David Carradine, Heinz Bennent, Gert Fröbe, James Whitmore, Charles Régnier, Glynn Turman, Edith Heerdegen
Dans l’Allemagne de 1923, l’antisémitisme, la misère et le chômage prennent de l’ampleur. Ancien artiste de cirque d’origine juive, Abel Rosenberg est interrogé par la police à propos du suicide de son frère. Très vite, il apprend que plusieurs de ses connaissances se sont étrangement suicidées d’une manière violente. Suspecté, Abel trouve de l’aide auprès de Manuela, l’épouse de son frère.
« L’Œuf du serpent, film totalement réactif, est une antifiction de gauche. L’enquête (policière), l’investigation, la volonté d’élucider le mystère n’ont pas pour moteur le goût de la vérité, le désir de dénonciation et de vision claire, mais la peur. Le peu bavard Abel Rosenberg (promu, du fait de sa quasi-mutité, au rôle d’embrayeur) ne veut pas la vérité (qu’il connaît depuis toujours) mais sa vérité qui est de voir l’immonde, face à face, au plus vite, et d’en soutenir le spectacle. Art poétique de Bergman : montrer n’a qu’un sens, qui est de conjurer la peur. »
Ingmar Bergman aurait eu cent ans le 14 juillet 2018, son dernier film, Saraband, date de 2003, il y a plus de dix ans, même s’il avait décidé de renoncer au cinéma en 1982, il y a vingt-six ans de cela. Le croisement de ces dates ouvre une perspective...
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L’Œuf du serpent
Ingmar Bergman
Allemagne — fiction — 1976 — 2 h — couleur — vostf
Liv Ullmann, David Carradine, Heinz Bennent, Gert Fröbe, James Whitmore, Charles Régnier, Glynn Turman, Edith Heerdegen
Dans l’Allemagne de 1923, l’antisémitisme, la misère et le chômage prennent de l’ampleur. Ancien artiste de cirque d’origine juive, Abel Rosenberg est interrogé par la police à propos du suicide de son frère. Très vite, il apprend que plusieurs de ses connaissances se sont étrangement suicidées d’une manière violente. Suspecté, Abel trouve de l’aide auprès de Manuela, l’épouse de son frère.
« L’Œuf du serpent, film totalement réactif, est une antifiction de gauche. L’enquête (policière), l’investigation, la volonté d’élucider le mystère n’ont pas pour moteur le goût de la vérité, le désir de dénonciation et de vision claire, mais la peur. Le peu bavard Abel Rosenberg (promu, du fait de sa quasi-mutité, au rôle d’embrayeur) ne veut pas la vérité (qu’il connaît depuis toujours) mais sa vérité qui est de voir l’immonde, face à face, au plus vite, et d’en soutenir le spectacle. Art poétique de Bergman : montrer n’a qu’un sens, qui est de conjurer la peur. »
Serge Daney, Cahiers du cinéma, février 1978
Dans nos archives...
Textes
Olivier Assayas, cinéaste — 2018
Où en est-on avec Bergman ?
Ingmar Bergman aurait eu cent ans le 14 juillet 2018, son dernier film, Saraband, date de 2003, il y a plus de dix ans, même s’il avait décidé de renoncer au cinéma en 1982, il y a vingt-six ans de cela. Le croisement de ces dates ouvre une perspective...
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