Scénario Andrei Tarkovski, Tonino Guerra
Image Giuseppe Lanci
Montage Erminia Marani, Amedeo Salfa
Production Opera Film Produzione, Rai Due
Source Les Acacias
Interprétation
Oleg Yankovskiy, Erland Josephson, Domiziana Giordano, Patrizia Terreno, Laura De Marchi, Delia Boccardo, Milena Vukotic
Un poète russe, Gortchakov, recherche les traces d’un compatriote musicien qui a séjourné en Italie au XVIIIe siècle. Accompagné d’une jeune interprète, Eugenia, il traverse la moitié de l’Italie et arrive dans un village replié sur lui-même autour de quelques ruines et d’une église. C’est la fête de la Madone. Cependant Gortchakov ne participe pas à la cérémonie. Il n’a plus goût à la vie.
« L’Italie de Tarkovski ignore le soleil, les cyprès et les mandolines, si exaltés pourtant par les artistes du Nord. Bornée à quelques lieux – un hôtel, une église, une maison en ruines – elle épouse les frontières imprécises d’un no man’s land verdâtre, gorgé d’eau : une éponge. L’univers se dissout, rongé par l’acide de pluies torrentielles, d’une lumière noyée entre chien et loup – et ce n’est pas un hasard si l’éternel chien-loup des films de Tarkovski rôde dans ces parages, comme une réponse sans question. »
Tarkovski, voilà un nom et une œuvre qui se sont imposés avec une évidence solide, massive, péremptoire, presque autoritaire. Nombreux sont les ouvrages consacrés au cinéaste russe. Nombreux les metteurs en scène et les cinéphiles qui lui ont rendu hommage....
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Nostalghia
Andreï Tarkovski
Italie — fiction — 1983 — 2h10 — couleur — vostf
Oleg Yankovskiy, Erland Josephson, Domiziana Giordano, Patrizia Terreno, Laura De Marchi, Delia Boccardo, Milena Vukotic
Un poète russe, Gortchakov, recherche les traces d’un compatriote musicien qui a séjourné en Italie au XVIIIe siècle. Accompagné d’une jeune interprète, Eugenia, il traverse la moitié de l’Italie et arrive dans un village replié sur lui-même autour de quelques ruines et d’une église. C’est la fête de la Madone. Cependant Gortchakov ne participe pas à la cérémonie. Il n’a plus goût à la vie.
« L’Italie de Tarkovski ignore le soleil, les cyprès et les mandolines, si exaltés pourtant par les artistes du Nord. Bornée à quelques lieux – un hôtel, une église, une maison en ruines – elle épouse les frontières imprécises d’un no man’s land verdâtre, gorgé d’eau : une éponge. L’univers se dissout, rongé par l’acide de pluies torrentielles, d’une lumière noyée entre chien et loup – et ce n’est pas un hasard si l’éternel chien-loup des films de Tarkovski rôde dans ces parages, comme une réponse sans question. »
Emmanuel Carrère, Télérama, 29 mai 1985
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Textes
Jean-Christophe Ferrari (critique, scénariste et écrivain) — 2017
Vous qui habitez le temps¹
Tarkovski, voilà un nom et une œuvre qui se sont imposés avec une évidence solide, massive, péremptoire, presque autoritaire. Nombreux sont les ouvrages consacrés au cinéaste russe. Nombreux les metteurs en scène et les cinéphiles qui lui ont rendu hommage....
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