États-Unis — 1921 — 53 min — fiction — n&b — muet — version restaurée 4K
Titre original The Kid SCÉNARIO CHARLIE CHAPLIN
IMAGE ROLAND TOTHEROH
MUSIQUE CHARLIE CHAPLIN
MONTAGE CHARLIE CHAPLIN
PRODUCTION CHARLES CHAPLIN PRODUCTIONS
SOURCE LOBSTER FILMS
INTERPRÉTATION CHARLIE CHAPLIN, JACKIE COOGAN, EDNA PURVIANCE, CARL MILLER
Abandonné par sa mère sans le sou, un nourrisson est recueilli par un pauvre vitrier ambulant qui s’attache immédiatement à lui. Cinq ans plus tard, l’enfant est devenu le complice enthousiaste de son père adoptif, cassant les carreaux que ce dernier propose ensuite de remplacer.
« Si Charlot aime le “Kid”, c’est aussi que ce “Kid” est le gosse qu’il a été lui-même, non pas en l’occurrence un enfant trouvé mais un enfant très pauvre. Alors cet être un peu veule, un peu perdu, qui craint tellement les flics, qui respecte tellement la richesse et l’ordre établi (ces obsessions poursuivront Chaplin toute sa vie, il n’y a qu’à lire ses Mémoires) aura le courage, malgré tout, d’élever le bébé abandonné et dont personne ne veut, de le nourrir avec une cafetière en guise de biberon, de lui apprendre à travailler avec lui. […] Pour Charlot-Chaplin, c’est peut-être encore et toujours l’obsession du mythe, de la réussite mythique et bourgeoise du “parvenu” issu des quartiers les plus miséreux. »
Albert Cervoni, « Trente ans après… ou le retour au burlesque », L’Humanité, 2 janvier 1974
Dans le dernier plan du Kid, la porte de la maison des riches se referme sur le Vagabond et le Kid, son modèle réduit. Happy end ? Pas si sûr. En 2002, j’étais allé filmer Kiarostami chez lui, à Téhéran, pour parler du Kid qu’il n’avait pas revu depuis...
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Le Kid
Charlie Chaplin
États-Unis — 1921 — 53 min — fiction — n&b — muet — version restaurée 4K
Abandonné par sa mère sans le sou, un nourrisson est recueilli par un pauvre vitrier ambulant qui s’attache immédiatement à lui. Cinq ans plus tard, l’enfant est devenu le complice enthousiaste de son père adoptif, cassant les carreaux que ce dernier propose ensuite de remplacer.
« Si Charlot aime le “Kid”, c’est aussi que ce “Kid” est le gosse qu’il a été lui-même, non pas en l’occurrence un enfant trouvé mais un enfant très pauvre. Alors cet être un peu veule, un peu perdu, qui craint tellement les flics, qui respecte tellement la richesse et l’ordre établi (ces obsessions poursuivront Chaplin toute sa vie, il n’y a qu’à lire ses Mémoires) aura le courage, malgré tout, d’élever le bébé abandonné et dont personne ne veut, de le nourrir avec une cafetière en guise de biberon, de lui apprendre à travailler avec lui. […] Pour Charlot-Chaplin, c’est peut-être encore et toujours l’obsession du mythe, de la réussite mythique et bourgeoise du “parvenu” issu des quartiers les plus miséreux. »
Albert Cervoni, « Trente ans après… ou le retour au burlesque », L’Humanité, 2 janvier 1974
Dans nos archives...
Textes
Alain Bergala — 2021
L'enfance-cinéma dans les années 1920
Dans le dernier plan du Kid, la porte de la maison des riches se referme sur le Vagabond et le Kid, son modèle réduit. Happy end ? Pas si sûr. En 2002, j’étais allé filmer Kiarostami chez lui, à Téhéran, pour parler du Kid qu’il n’avait pas revu depuis...
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