Titre original The Steel Helmet Scénario Samuel Fuller
Image Ernest W. Miller
Musique Paul Dunlap
Décors Theobold Holsopple, Clarence Steenson
Montage Philip Cahn
Production Lippert Prod. (Samuel Fuller), Deputy Corporation
Interprétation
Gene Evans, Steve Brodie, James Edwards, Robert Hutton, Richard Leo, Sid Melton, William Chun, Richard Monahan, Harold Fong, Neyle Morrow, Lynn Stallmaster
Un sergent américain est le seul survivant de son unité. Il rencontre un enfant qui lui sert d’éclaireur. Tous deux se joignent à une unité américaine, laquelle installe un poste d’observation dans un temple. Le temple est attaqué par l’ennemi. Sauf le sergent et deux autres soldats, tout le monde sera tué. Le film se termine par ces mots : « Et cette histoire n’a pas de fin. »
À noter que le film fut tourné en 10 jours, pour 104 000 dollars et rapporta dix fois cette somme. C’est le troisième film tourné par Samuel Fuller, après J’ai tué Jesse James et The Baron of Arizona (inédit en France). Le casque que porte Gene Evans (et sur lequel est imprimé le générique) est le propre casque que portait Fuller durant la Seconde Guerre mondiale.
« S’il est un film capable de nous faire ressentir physiquement, viscéralement, toute l’énormité, la bêtise et l’horreur d’un conflit mené au nom des principes hypocrites de la liberté éclairant le monde, et qui en démontre péremptoirement non seulement la tragique vanité mais l’échec inéluctable, c’est bien The Steel Helmet. Ce film brutal, primaire, délirant est porteur d’un message pacifiste mille fois plus percutant et plus éloquent que tel manifeste pavé de bonnes intentions de nos intellectuels qui se prétendent engagés dans le bon combat… Fuller nous a montré le côté le plus bas, le plus minable de la guerre sans flaflas, sans pompiérisme, à ras de terre. »
Quel est le rôle des cinémathèques ? Raymond Borde l'a parfaitement défini, en introduction à un ouvrage fondamental sur le sujet : « Les cinémathèques s'emploient à conserver ce que l'industrie du film s'emploie à détruire. Elles ne se bornent pas, comme...
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J’ai vécu l’enfer de Corée ou Sergent Zack
Samuel Fuller
35mm — noir et blanc — 1h24 — 1950
Gene Evans, Steve Brodie, James Edwards, Robert Hutton, Richard Leo, Sid Melton, William Chun, Richard Monahan, Harold Fong, Neyle Morrow, Lynn Stallmaster
Un sergent américain est le seul survivant de son unité. Il rencontre un enfant qui lui sert d’éclaireur. Tous deux se joignent à une unité américaine, laquelle installe un poste d’observation dans un temple. Le temple est attaqué par l’ennemi. Sauf le sergent et deux autres soldats, tout le monde sera tué. Le film se termine par ces mots : « Et cette histoire n’a pas de fin. »
À noter que le film fut tourné en 10 jours, pour 104 000 dollars et rapporta dix fois cette somme. C’est le troisième film tourné par Samuel Fuller, après J’ai tué Jesse James et The Baron of Arizona (inédit en France). Le casque que porte Gene Evans (et sur lequel est imprimé le générique) est le propre casque que portait Fuller durant la Seconde Guerre mondiale.
« S’il est un film capable de nous faire ressentir physiquement, viscéralement, toute l’énormité, la bêtise et l’horreur d’un conflit mené au nom des principes hypocrites de la liberté éclairant le monde, et qui en démontre péremptoirement non seulement la tragique vanité mais l’échec inéluctable, c’est bien The Steel Helmet. Ce film brutal, primaire, délirant est porteur d’un message pacifiste mille fois plus percutant et plus éloquent que tel manifeste pavé de bonnes intentions de nos intellectuels qui se prétendent engagés dans le bon combat… Fuller nous a montré le côté le plus bas, le plus minable de la guerre sans flaflas, sans pompiérisme, à ras de terre. »
Claude Beylie, Cinéma 68, n° 127, juin 1968
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Textes
Claude Beylie — 1985
La Cinémathèque universitaire : misère et noblesse
Quel est le rôle des cinémathèques ? Raymond Borde l'a parfaitement défini, en introduction à un ouvrage fondamental sur le sujet : « Les cinémathèques s'emploient à conserver ce que l'industrie du film s'emploie à détruire. Elles ne se bornent pas, comme...
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