États-Unis — fiction — 1973 — 2 h — numérique — noir et blanc — vostf
Titre original Emperor of the North Pole Scénario Christopher Knopf, Robert Sherman, d’après une nouvelle de Jack London
Image Joseph F. Biroc
Musique Frank De Vol
Montage Michael Luciano
Son William Hartman, Don Isaacs
Production Inter-Hemisphere, 20th Century Fox, Kenneth Hyman
Interprétation
Ernest Borgnine, Lee Marvin, Keith Carradine, Charles Tyner, Malcolm Atterbury, Sid Haig
Lors de la grande dépression de 1930, nombre de vagabonds, les « hobos », voyagent clandestinement dans les wagons de marchandises. Shack, un chef de train fou furieux, a juré qu’aucun d’entre eux ne profiterait du convoi qu’il conduit. Un vagabond endurci, dit « Numéro 1 », lui lance un défi.
« Ernest Borgnine et Lee Marvin font de ce train une scène de théâtre itinérant, un décor clos au milieu d’espaces immenses. Dans ces affrontements, aussi vains qu’incessants, ils trouvent leur seule dignité de perdants magnifiques. Ce duel absurde est l’unique façon de prouver son existence, à l’autre comme à soi-même. Dignes des clochards métaphysiques de Beckett, ils ont remplacé la joute verbale par une violence physique inouïe mais finalement dérisoire. Liés par une haine tenace, ils n’existent pas l’un sans l’autre. Comme souvent chez Aldrich, une réflexion quasi hégélienne se cache sous des allures de parfait divertissement. »
Quasi jumeaux historiques, le train et le cinéma ont fait un long voyage ensemble. Depuis « L’entrée du cinéma en gare de La Ciotat », leurs destins sont parallèles comme des rails qui, la nuit, on le sait bien, se rejoignent parfois. Pendant presque...
Robert Aldrich est un moraliste. Ce mot veut dire que, s'il ne fait la morale à per-sonne, il ne renonce pas à s'étonner de nos moeurs. Sa surprise est d'autant plus pro-fonde que sa pensée et sa carrière reposent sur un paradoxe qui nourrit ses films...
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. En navigant sur le site, vous acceptez ces conditions d'utilisation.
L’Empereur du Nord
Robert Aldrich
États-Unis — fiction — 1973 — 2 h — numérique — noir et blanc — vostf
Ernest Borgnine, Lee Marvin, Keith Carradine, Charles Tyner, Malcolm Atterbury, Sid Haig
Lors de la grande dépression de 1930, nombre de vagabonds, les « hobos », voyagent clandestinement dans les wagons de marchandises. Shack, un chef de train fou furieux, a juré qu’aucun d’entre eux ne profiterait du convoi qu’il conduit. Un vagabond endurci, dit « Numéro 1 », lui lance un défi.
« Ernest Borgnine et Lee Marvin font de ce train une scène de théâtre itinérant, un décor clos au milieu d’espaces immenses. Dans ces affrontements, aussi vains qu’incessants, ils trouvent leur seule dignité de perdants magnifiques. Ce duel absurde est l’unique façon de prouver son existence, à l’autre comme à soi-même. Dignes des clochards métaphysiques de Beckett, ils ont remplacé la joute verbale par une violence physique inouïe mais finalement dérisoire. Liés par une haine tenace, ils n’existent pas l’un sans l’autre. Comme souvent chez Aldrich, une réflexion quasi hégélienne se cache sous des allures de parfait divertissement. »
Frédéric Bonnaud, Libération, 6 janvier 1996
Dans nos archives...
Textes
J-B Pouy (auteur de romans noirs) — 2013
Au train où va le monde...
Quasi jumeaux historiques, le train et le cinéma ont fait un long voyage ensemble. Depuis « L’entrée du cinéma en gare de La Ciotat », leurs destins sont parallèles comme des rails qui, la nuit, on le sait bien, se rejoignent parfois. Pendant presque...
Lire la suite
A. Masson — 1983
L'incroyable Aldrich
Robert Aldrich est un moraliste. Ce mot veut dire que, s'il ne fait la morale à per-sonne, il ne renonce pas à s'étonner de nos moeurs. Sa surprise est d'autant plus pro-fonde que sa pensée et sa carrière reposent sur un paradoxe qui nourrit ses films...
Lire la suite