Scénario Alain Guiraudie
Image Antoine Herbelé
Musique Victor Betti
Montage Anne-Marie Groscolas, Pierre Molin
Production K Production, Lmk, Les Films du temps qui passe
Source Shellac
Interprétation
Jean-Louis Jordaa, Isabelle Girardet, Alain Guiraudie, Michel Turquin
Par une matinée d’été, Nathalie Sanchez arrive sur un grand causse à la recherche de bergers d’ounayes. Elle rencontre l’un d’eux, Djema Gaouda Lon. Il a perdu ses ounayes et il les cherche en vain. La jeune fille lui propose de l’aider à les retrouver car c’est très grave ce qui lui arrive.
« Guiraudie ne nous force pas la main et laisse au contraire le spectateur venir à lui et dans son monde. Reconnaissant de cette politesse élémentaire, le spectateur fait sien le Guiraudieland une fois installé dedans. Ensuite, le cinéaste croit en ses personnages et croit en ses plans. Guiraudie ne donne jamais dans la kolossale rigolade mais plutôt dans l’ironie sous-jacente, le sourire intérieur, la modestie pince-sansrire. Il invente le western contemporain à deux balles, la saga d’aventures revue par le Crédit Agricole, la fantaisie héroïque passée au crible du matérialisme straubien et de l’ontologie bazinienne. C’est un hybride jubilatoire, qui appelle de futurs épisodes. »
De loin en loin, ce qui avait été une définition avait fini par se perdre. Le dire devenait presque difficile, et plus difficile encore de le dire sans prendre des accents ridicules, sans se draper dans une écharpe vieillotte, démodée, élimée par le temps....
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Du soleil pour les gueux
Alain Guiraudie
France — fiction — 2000 — 55 min — couleur
Jean-Louis Jordaa, Isabelle Girardet, Alain Guiraudie, Michel Turquin
Par une matinée d’été, Nathalie Sanchez arrive sur un grand causse à la recherche de bergers d’ounayes. Elle rencontre l’un d’eux, Djema Gaouda Lon. Il a perdu ses ounayes et il les cherche en vain. La jeune fille lui propose de l’aider à les retrouver car c’est très grave ce qui lui arrive.
« Guiraudie ne nous force pas la main et laisse au contraire le spectateur venir à lui et dans son monde. Reconnaissant de cette politesse élémentaire, le spectateur fait sien le Guiraudieland une fois installé dedans. Ensuite, le cinéaste croit en ses personnages et croit en ses plans. Guiraudie ne donne jamais dans la kolossale rigolade mais plutôt dans l’ironie sous-jacente, le sourire intérieur, la modestie pince-sansrire. Il invente le western contemporain à deux balles, la saga d’aventures revue par le Crédit Agricole, la fantaisie héroïque passée au crible du matérialisme straubien et de l’ontologie bazinienne. C’est un hybride jubilatoire, qui appelle de futurs épisodes. »
Serge Kaganski, Les Inrockuptibles, 7 mars 2001
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Textes
Philippe Azoury — 2016
Alain Guiraudie, droit devant
De loin en loin, ce qui avait été une définition avait fini par se perdre. Le dire devenait presque difficile, et plus difficile encore de le dire sans prendre des accents ridicules, sans se draper dans une écharpe vieillotte, démodée, élimée par le temps....
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