Scénario Olivier Assayas
Image Denis Lenoir
Musique Gabriel Yared
Montage Luc Barnier
Son Philippe Senechal
Production Forum Productions International
Source Vortex Sutra
Interprétation
Wadeck Stanczak, Ann-Gisel Glass, Rémi Martin, Corinne Dacla, Lucas Belvaux, Simon de La Brosse, Étienne Chicot
Ils sont liés entre eux par la musique, puis un jour, un meurtre, presque un accident, est commis par l’un d’eux et ce souvenir hante leurs consciences et leurs mémoires.
« Olivier Assayas n’a pas le moral et c’est très encourageant. Mieux vaut sa maladie que la santé qu’on nous propose. Ses adolescents implacables, trop brutalement mâturés, poussés de force dans la lumière crue des illusions perdues, nous vengent des connards inspirés qu’on jette aujourd’hui sur le tapis (Tapie ?) comme un reproche, tous ces sinistres optimistes qui, n’est-ce pas, ont de l’ambition. D’une autre main, tout aussi vigoureuse, Désordre désinfecte la religion du branchement, l’hypothétique culture rock, toutes ces hypothèses tribales qui protègent la vie. Désordre est le film d’une génération désengagée, comme on disait, dans la turbulence des années 1970, qu’il fallait s’engager. Mais cette désertion n’a rien d’une neurasthénie. Plutôt l’espoir sobre et coupant qu’il va falloir, désormais célibataires, s’habituer à vivre juste. »
L’œuvre d’Olivier Assayas fêtera bientôt (l’an prochain) ses trente ans. Soit l’âge qu’avait le cinéaste lorsqu’il tourna son premier film, Désordre, en 1986. Un film sur la joie et la souffrance d’avoir vingt ans, et le sentiment que jamais, un jour,...
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Désordre
Olivier Assayas
France — fiction — 1986 — 1h31 — couleur
Wadeck Stanczak, Ann-Gisel Glass, Rémi Martin, Corinne Dacla, Lucas Belvaux, Simon de La Brosse, Étienne Chicot
Ils sont liés entre eux par la musique, puis un jour, un meurtre, presque un accident, est commis par l’un d’eux et ce souvenir hante leurs consciences et leurs mémoires.
« Olivier Assayas n’a pas le moral et c’est très encourageant. Mieux vaut sa maladie que la santé qu’on nous propose. Ses adolescents implacables, trop brutalement mâturés, poussés de force dans la lumière crue des illusions perdues, nous vengent des connards inspirés qu’on jette aujourd’hui sur le tapis (Tapie ?) comme un reproche, tous ces sinistres optimistes qui, n’est-ce pas, ont de l’ambition. D’une autre main, tout aussi vigoureuse, Désordre désinfecte la religion du branchement, l’hypothétique culture rock, toutes ces hypothèses tribales qui protègent la vie. Désordre est le film d’une génération désengagée, comme on disait, dans la turbulence des années 1970, qu’il fallait s’engager. Mais cette désertion n’a rien d’une neurasthénie. Plutôt l’espoir sobre et coupant qu’il va falloir, désormais célibataires, s’habituer à vivre juste. »
Gérard Lefort, Libération, 5 septembre 1986
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Textes
Jean-Marc Lalanne (Critique de cinéma, rédacteur en chef des Inrockuptibles) — 2015
Olivier Assayas
L’œuvre d’Olivier Assayas fêtera bientôt (l’an prochain) ses trente ans. Soit l’âge qu’avait le cinéaste lorsqu’il tourna son premier film, Désordre, en 1986. Un film sur la joie et la souffrance d’avoir vingt ans, et le sentiment que jamais, un jour,...
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