Scénario Jerzy Skolimowski, Boleslaw Sulik, Jerzy Gruza
Image Charly Steindberger
Musique Cat Stevens
Montage Barrie Vince
Son Christian Schubert, Karsten Ullrich
Production Helmut Jedele
Source Carlotta Films
Interprétation
Jane Asher, John Moulder-Brown, Diana Dors, Karl Michael Vogler, Christopher Sandford
Adolescent de 15 ans, Mike vient d’être embauché dans un établissement de bains publics de l’East End londonien. Sa collègue Susan est chargée de lui faire visiter les lieux. Le jeune homme est tout de suite attiré par cette jolie rousse plus âgée que lui. Alors qu’il découvre une atmosphère étrange autour de la piscine, Mike doit faire face aux avances d’une cliente. Peu à peu, Susan joue avec l’inexpérience du garçon, profitant de son admiration candide pour le faire plonger dans une dangereuse spirale de fantasmes et d’obsessions.
« En donnant le rôle de la « Soho bitch » à Jane Asher, qui est alors la petite amie de Paul McCartney et, par extension, de toute l’Angleterre branchée, Jerzy Skolimowski saccage les clichés des Swinging Sixties. Pire, il tire de sa retraite la voluptueuse Diana Dors, autrefois appelée « la Marilyn anglaise », et lui fait jouer une scène délirante dans laquelle elle atteint l’orgasme en louant les prodiges de l’attaquant vedette de Manchester United, George Best. Libéré du poids du régime polonais qu’il vient de fuir, Jerzy Skolimowski s’amuse, mi-satirique, mi-dépité, des libertés prétendues de l’Europe de l’Ouest. Son compatriote et ami Roman Polanski en avait filmé le « dead end » (Cul-de-sac). Le « deep end » de Skolimowski, quant à lui, désigne aussi bien le fond de la piscine que le quartier prolétaire de l’East End, antagoniste décrépi et zone refoulée du Swinging London. »
Il y a du funambule et du danseur chez Skolimowski. Mais aussi du poète et du boxeur ou même, pourquoi pas, du jazzman. En fait, dès Walkover, son second film, le polonais volant joue cartes sur table. Son personnage principal, en l'occurence lui-même,...
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Deep End
Jerzy Skolimowski
États-Unis — fiction — 1970 — 1h31 — numérique — couleur — vostf
Jane Asher, John Moulder-Brown, Diana Dors, Karl Michael Vogler, Christopher Sandford
Adolescent de 15 ans, Mike vient d’être embauché dans un établissement de bains publics de l’East End londonien. Sa collègue Susan est chargée de lui faire visiter les lieux. Le jeune homme est tout de suite attiré par cette jolie rousse plus âgée que lui. Alors qu’il découvre une atmosphère étrange autour de la piscine, Mike doit faire face aux avances d’une cliente. Peu à peu, Susan joue avec l’inexpérience du garçon, profitant de son admiration candide pour le faire plonger dans une dangereuse spirale de fantasmes et d’obsessions.
« En donnant le rôle de la « Soho bitch » à Jane Asher, qui est alors la petite amie de Paul McCartney et, par extension, de toute l’Angleterre branchée, Jerzy Skolimowski saccage les clichés des Swinging Sixties. Pire, il tire de sa retraite la voluptueuse Diana Dors, autrefois appelée « la Marilyn anglaise », et lui fait jouer une scène délirante dans laquelle elle atteint l’orgasme en louant les prodiges de l’attaquant vedette de Manchester United, George Best. Libéré du poids du régime polonais qu’il vient de fuir, Jerzy Skolimowski s’amuse, mi-satirique, mi-dépité, des libertés prétendues de l’Europe de l’Ouest. Son compatriote et ami Roman Polanski en avait filmé le « dead end » (Cul-de-sac). Le « deep end » de Skolimowski, quant à lui, désigne aussi bien le fond de la piscine que le quartier prolétaire de l’East End, antagoniste décrépi et zone refoulée du Swinging London. »
Carlotta Films
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Textes
Thierry Jousse — 1992
Jerzy Skolimowski
Il y a du funambule et du danseur chez Skolimowski. Mais aussi du poète et du boxeur ou même, pourquoi pas, du jazzman. En fait, dès Walkover, son second film, le polonais volant joue cartes sur table. Son personnage principal, en l'occurence lui-même,...
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