L’action se situe dans une après-guerre intemporelle au cours de laquelle le pays a été dévasté. Des sans-abris trouvent un tramway que le fleuve a charrié loin de la ville. Ils entreprennent au prix de mille difficultés de le remettre sur des rails courant sur la digue proche, dans l’espoir de pouvoir atteindre la ville en poussant le lourd véhicule dans lequel ils ont entassé tout ce qu’ils possèdent. Au fil des jours, la composition du groupe, véritable microcosme de la société, varie par addition de nouveaux éléments et départ de certains autres, gagnés par le découragement. Déchirés par des contradictions internes, devant lutter pour conserver leur maison roulante convoitée par des gens encore plus déshérités, ils avancent pas à pas. Un matin de brouillard, d’autres tramways apparaissent à l’horizon, poussés par des hommes et des femmes qui leur ressemblent et qui sont, comme eux, attirés par la ville et l’espoir de rebâtir sur ses ruines une civilisation.
La mise en perspective des huits longs métra-ges réalisés à ce jour par István Szabó éclaire une démarche dont il serait probablement excessif de prétendre qu'elle répond à un pro-jet conscient, à une volonté d'auteur qui sui-vrait un plan personnel...
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Contes de Budapest
Istvan Szabo
35mm — couleurs — 1h31 — 1976
Maia Komorowska, Agi Mészàros, Ildiko Bansagi, Andrâs Balint, Frantisek Pieczka, Karoly Kovàcs, Jôzsef Madaras
L’action se situe dans une après-guerre intemporelle au cours de laquelle le pays a été dévasté. Des sans-abris trouvent un tramway que le fleuve a charrié loin de la ville. Ils entreprennent au prix de mille difficultés de le remettre sur des rails courant sur la digue proche, dans l’espoir de pouvoir atteindre la ville en poussant le lourd véhicule dans lequel ils ont entassé tout ce qu’ils possèdent. Au fil des jours, la composition du groupe, véritable microcosme de la société, varie par addition de nouveaux éléments et départ de certains autres, gagnés par le découragement. Déchirés par des contradictions internes, devant lutter pour conserver leur maison roulante convoitée par des gens encore plus déshérités, ils avancent pas à pas. Un matin de brouillard, d’autres tramways apparaissent à l’horizon, poussés par des hommes et des femmes qui leur ressemblent et qui sont, comme eux, attirés par la ville et l’espoir de rebâtir sur ses ruines une civilisation.
Dans nos archives...
Textes
Jean-Pierre Jeancolas — 1985
István Szabó : de L'Âge des illusions à Colonel Redl
La mise en perspective des huits longs métra-ges réalisés à ce jour par István Szabó éclaire une démarche dont il serait probablement excessif de prétendre qu'elle répond à un pro-jet conscient, à une volonté d'auteur qui sui-vrait un plan personnel...
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