Titre original Araf Scénario Yesim Ustaoglu
Image Michael Hammon
Musique Marc Marder
Montage Mathilde Muyard, Naim Kanat, Svetolik Mica Zajc
Production Ustaoglu Film Production, CDP, The Match Factory
Source CDP
Interprétation
Zehra et Olgun travaillent à la cafétéria d’une station-service au bord d’une autoroute reliant Istanbul à Ankara. Ils cherchent à rompre la monotonie de leur quotidien en rêvant. Pour Zehra, c’est « le prince charmant » qui l’emportera au loin. Pour Olgun, c’est le jeu télévisé auquel il veut s’inscrire et qui lui apportera gloire et fortune. Mais la réalité est bien moins romantique…
« Construit comme une tragédie antique, où le destin se referme, lentement et implacablement sur les personnages, Araf déroule une narration tendue et âpre ponctuée de notations sur l’état actuel de la société turque. En effet, sans jamais verser dans le pamphlet, la cinéaste pointe la condition peu enviable de la femme, à l’heure où la laïcité chère à Atatürk et l’égalité entre les sexes sont mises à mal. Réduite à n’être qu’une employée subalterne, une mère au foyer soumise ou une “putain”, parce qu’elle a osé se réapproprier son corps, la figure de la féminité dépeinte par Yesim Ustaoglu inspire le désespoir. »
C’est en 1995 que La Trace (Iz), le premier film de Yesim Ustaoglu, a été présenté à la 14e édition du Festival International du Film d’Istanbul. En cette année difficile pour le cinéma turc, seuls sept films concouraient à la compétition nationale du...
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Araf, quelque part entre deux
Yeşim Ustaoğlu
Turquie/France/Allemagne — fiction — 2012 — 2 h — couleur — vostf
Neslihan Atagül, Baris Hacihan, Özcan Deniz, Nihal Yalçin, Yasemin Conka, Ilgaz Kocatürk
Zehra et Olgun travaillent à la cafétéria d’une station-service au bord d’une autoroute reliant Istanbul à Ankara. Ils cherchent à rompre la monotonie de leur quotidien en rêvant. Pour Zehra, c’est « le prince charmant » qui l’emportera au loin. Pour Olgun, c’est le jeu télévisé auquel il veut s’inscrire et qui lui apportera gloire et fortune. Mais la réalité est bien moins romantique…
« Construit comme une tragédie antique, où le destin se referme, lentement et implacablement sur les personnages, Araf déroule une narration tendue et âpre ponctuée de notations sur l’état actuel de la société turque. En effet, sans jamais verser dans le pamphlet, la cinéaste pointe la condition peu enviable de la femme, à l’heure où la laïcité chère à Atatürk et l’égalité entre les sexes sont mises à mal. Réduite à n’être qu’une employée subalterne, une mère au foyer soumise ou une “putain”, parce qu’elle a osé se réapproprier son corps, la figure de la féminité dépeinte par Yesim Ustaoglu inspire le désespoir. »
Fabien Gaffez, Positif, Juillet-Août 2014
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Textes
Engin Ertan — 2016
La Turquie d'aujourd'hui
C’est en 1995 que La Trace (Iz), le premier film de Yesim Ustaoglu, a été présenté à la 14e édition du Festival International du Film d’Istanbul. En cette année difficile pour le cinéma turc, seuls sept films concouraient à la compétition nationale du...
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