Titre original Akai tenshi Scénario Ryozo Kasahara, d’après le roman de Yorichika Amira
Image Setsuo Kobayashi
Musique Sei Ikeno
Décors Tomo Shimogawara
Production Daiei
Interprétation
En 1939, pendant la guerre sino-japonaise, Nishi Sakura, infirmière de l’Armée impériale du Japon, est transférée à l’hôpital militaire de Tien-Tsin, à un moment où les Japonais subissent de lourds revers. Travaillant au bloc opératoire du chirurgien en chef, le Dr Okabé, elle se rend vite compte de l’horreur de la situation, au milieu des amputations en série. Elle, l’une des rares femmes de l’endroit, se trouve en proie au désir des soldats, qui savent qu’il ne leur reste que peu de temps à vivre. Dès la première nuit, elle est violée par un groupe d’hommes, « dirigés » par le soldat Sakamoto, qui mourra bientôt. Plus tard, dans l’enfer des salles d’opérations, Sakura rencontre le soldat Orihara, amputé des deux bras : le sachant condamné, elle s’offre à lui, mais apprend son suicide le lendemain. Elle retrouve enfin le Dr Okabé qu’elle accompagne au front, dans un fortin sacrifié. Surprise qu’il n’ait pas tenté de la séduire au début, elle découvre son secret : rendu impuissant, il s’est adonné à la morphine. La nuit précédant l’assaut final, elle l’attache à son lit lors d’une crise, et réussit à le guérir de son impuissance, alors que les bombes explosent alentour. Le bastion est pulvérisé, et Sakura, seule survivante, retrouve le cadavre de son dernier amant dans les ruines, tandis qu’un détachement japonais arrive trop tard sur les lieux : ange de l’amour, elle a cependant semé la mort autour d’elle.
Nous savons depuis longtemps que trois grands arbres vénérables, qui ont nom Mizo-guchi, Ozu et Kurosawa (en y ajoutant deux pousses de bambou plus jeunes : Oshima et Imamura) cachent à nos yeux l'immense forêt du cinéma japonais. Peu à peu défri-chée...
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L’Ange rouge
Yasuzo Masumura
35mm — noir et blanc — 1h35 — 1966
Ayako Wakao, Shinsuke Ashida, Yusuke Kawazu, Jotaro Senba, Ayako Ikegami, Ranko Akagi
En 1939, pendant la guerre sino-japonaise, Nishi Sakura, infirmière de l’Armée impériale du Japon, est transférée à l’hôpital militaire de Tien-Tsin, à un moment où les Japonais subissent de lourds revers. Travaillant au bloc opératoire du chirurgien en chef, le Dr Okabé, elle se rend vite compte de l’horreur de la situation, au milieu des amputations en série. Elle, l’une des rares femmes de l’endroit, se trouve en proie au désir des soldats, qui savent qu’il ne leur reste que peu de temps à vivre. Dès la première nuit, elle est violée par un groupe d’hommes, « dirigés » par le soldat Sakamoto, qui mourra bientôt. Plus tard, dans l’enfer des salles d’opérations, Sakura rencontre le soldat Orihara, amputé des deux bras : le sachant condamné, elle s’offre à lui, mais apprend son suicide le lendemain. Elle retrouve enfin le Dr Okabé qu’elle accompagne au front, dans un fortin sacrifié. Surprise qu’il n’ait pas tenté de la séduire au début, elle découvre son secret : rendu impuissant, il s’est adonné à la morphine. La nuit précédant l’assaut final, elle l’attache à son lit lors d’une crise, et réussit à le guérir de son impuissance, alors que les bombes explosent alentour. Le bastion est pulvérisé, et Sakura, seule survivante, retrouve le cadavre de son dernier amant dans les ruines, tandis qu’un détachement japonais arrive trop tard sur les lieux : ange de l’amour, elle a cependant semé la mort autour d’elle.
Dans nos archives...
Textes
Max Tessier — 1985
Visions fugitives dans une épaisse forêt
Nous savons depuis longtemps que trois grands arbres vénérables, qui ont nom Mizo-guchi, Ozu et Kurosawa (en y ajoutant deux pousses de bambou plus jeunes : Oshima et Imamura) cachent à nos yeux l'immense forêt du cinéma japonais. Peu à peu défri-chée...
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